Articulation avec les grandes orientations et les enjeux de l'aide francaises et avec les priorités stratégiques du pays et des autres partenaires
La stratégie de l'AFD s’articule parfaitement avec les grandes orientations de l’aide française, puisque chacun des trois secteurs de concentration correspond à l’accent mis sur la réduction de la pauvreté et correspond aux trois secteurs de concentration définis par le Document Cadre Partenariat (DCP). Simultanément, cette stratégie promeut un bien public mondial essentiel en centrant l’intervention de l’AFD dans le secteur de la santé sur la lutte contre le SIDA.
Cette stratégie s’inscrit tout aussi étroitement dans le cadre des priorités stratégiques de Djibouti figurant dans son DSRP (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté), dont la finalité est la réduction de la pauvreté. La stratégie correspond plus précisément :
- au deuxième pilier du DSRP, qui consiste à accélérer le développement des ressources humaines à travers l’investissement dans l’éducation, la santé et la protection sociale. Le gouvernement est notamment décidé à atteindre l’objectif du Millénaire relatif à l’éducation pour tous et, dans ce cadre, a bénéficié en 2006 d’une subvention de 8 millions de $US grâce à l’initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA ou « Fast Track Initiative ») - Education pour tous ;
- au troisième pilier du DSRP, qui consiste, entre autres, à développer les infrastructures de base et préserver les ressources naturelles en respectant l’environnement (environnement urbain).
Enfin, cette stratégie correspond aux priorités stratégiques des autres bailleurs de fonds : le seul autre partenaire bilatéral présent de façon significative à Djibouti, les Etats-Unis, intervient également sur les deux secteurs sociaux de base, la santé et l’éducation. La Banque Mondiale est présente sur chacun des trois secteurs de concentration, ce qui permet d’envisager à terme un cofinancement, notamment dans le développement urbain. Dans la perspective de la démarche d’harmonisation, d’alignement et de cohérence (HAC) de l’aide au développement, soutenue par la France, les Groupes de coordination des partenaires de l’éducation (GPE) et de la santé (GPS) devront jouer un rôle accru. A moyen terme, la mise place de mécanismes d’aide sectorielle pourrait être envisagée, peut-être avec de l’aide budgétaire affectée.